One Week in Ontario #9: Des absences qui font mal

Atlanta Hawks @ Toronto Raptors: 121-120

Malgré le All-Star break, Toronto est toujours privé de trois de ses titulaires et obligé de s’adapter. Nick Nurse, de retour après avoir été lui aussi bloqué par le protocole Covid de la ligue, doit gérer ces absences et aligne donc DeAndre’ Bembry et Stanley Johnson d’entrée. Malgré un début de match correct de Norman Powell, les Raptors perdent trop de ballons et laissent les Hawks prendre rapidement de l’avance. Le jeu des rotations va permettre à Toronto de revenir à deux possessions, mais Atlanta remet un coup d’accélérateur en fin de quart-temps pour compter onze points d’avance. Malheureusement, le second quart-temps ne démarre pas mieux pour Toronto qui encaisse un 11-0 en une minute trente. Les Raptors laissent trop d’espaces derrière la ligne, et même avec Trae Young sur le banc, les trois points pleuvent. Puis les Raptors se disent qu’il serait peut-être mieux de se mettre à attaquer intelligemment et à défendre un peu plus dur (enfin sauf sur Trae Young vu que si tu as le malheur de respirer trop près de lui il y a deux lancers) et passent un 30-16 aux Hawks pour rentrer aux vestiaires à seulement deux possessions après avoir accusé un retard de dix-neuf points. Toronto égalise en milieu de ttroisième quart-temps grâce à l’agressivité de Norman Powell et Kyle Lowry, qui en profite pour dépasser Chris Bosh et devenir le deuxième meilleur scoreur de l’histoire des Raptors (loin derrière DeRozan). Ajoutez à ce trio un Chris Boucher qui s’occupe de faire le ménage dans les deux raquettes, et Toronto se met en rythme doucement pour virer en tête après trois quart-temps 94-84. Toronto fait tout pour valider son comeback en début de quatrième quart-temps grâce notamment à Chris Boucher qui ne lâche rien et inscrit 10 de ses 29 points. Les Raptors prennent jusqu’à quinze points d’avance à six minutes de la fin et on commence à sentir une vraie énergie positive sur le parquet. Puis arriva le trou d’air. Aucun point inscrit en près de quatre minutes, incapables de limiter les dégâts en défense… Toronto offre un money time aux Hawks au lieu de plier le match. Pourtant les Raptors comptent encore deux possessions d’avance dans la dernière minute quand Norman Powell est envoyé sur la ligne. 0/2. On commence à s’arracher les cheveux derrière nos écrans. On n’avait encore rien vu. En sortie de temps mort, avec deux points de retard à 7,1 secondes du buzzer, c’est Tony Snell qui offre la victoire aux Hawks. Norman Powell et Chris Boucher sont dépités, nous aussi.

Toronto Raptors @ Charlotte Hornets: 104-114

Ce sont des Raptors encore et toujours diminués qui se rendaient en Caroline du Nord pour affronter les Hornets d’un LaMelo Ball plus que jamais candidat au ROY. Sans Siakam, VanVleet, Anunoby, Flynn et McCaw, Nick Nurse tente la continuité avec Bembry, Johnson et Baynes dans le cinq en compagnie de Lowry et Powell. Malheureusement, le début de match laisse cette impression insupportable que peu importe qui est sur le terrain, les Raptors n’y sont juste pas. Baynes se fait battre au rebond par LaMelo Ball, les Hornets ont des trois points ouverts par paquet de douze… l’écart atteint rapidement la vingtaine de points. Nick Nurse est furieux et on le comprend, des images… terribles. Le second quart-temps est mieux dans le sens où l’écart ne grandit plus. Toronto revient de -25 à -15, à la faveur de bonnes possessions défensives et une réussite en légère augmentation. Plutôt positif vu le début de match. Mais la seconde mi-temps ressemble à la première. Charlotte reprend le large et joue dans un fauteuil. Toronto, privé de beaucoup de joueurs, n’est tout simplement pas dedans. Le dernier quart-temps n’est qu’un immense garbage time, circulez y’a rien à voir.

Toronto Raptors @ Chicago Bulls :95-118

Quoi de mieux qu’un back-to-back après un match absolument catastrophique sans récupérer un seul de tes titulaires absents depuis 15 jours ? Toronto, en grande difficultés depuis plusieurs matchs, espérait se relancer lors de ce déplacement à Chicago, pas vraiment en meilleure forme et avec une rotation en pleine révision. Le premier enseignement de cette rencontre, c’est que les Raptors ne réitèrent pas leur erreur de la veille à savoir prendre l’eau dans le premier quart-temps. Norman Powell semble en meilleure disposition et défensivement, Toronto semble bien plus consistant. Malheureusement, le banc n’apporte pas autant qu’on l’espérait. Si Chris Boucher apporte toujours autant d’énergie, il est contraint de ressortir rapidement pour deux fautes. Mais Toronto reste à portée de tir notamment grâce à Kyle Lowry. Le symbole de ce match arrive dans ce second quart-temps. Toronto joue pendant plusieurs minutes avec un cinq composé de Kyle Lowry, Matt Thomas, Paul Watson JR, Yuta Watanabe et Henry Ellenson. Soit un joueur en contrat de dix jours qui sort d’une bulle de G League, deux qui jouaient jusqu’ici un nombre de minutes bien faible et un autre qui malgré un début de saison satisfaisant reste un joueur qui découvre la NBA. Ce cinq ne fait pas illusion très longtemps et Chicago replace un run pour se détacher. Les retours sur le parquet de Powell et Boucher font du bien, mais Toronto se remet une balle dans le pied en encaissant un 9-0 juste avant la mi-temps qui permet à Chicago de terminer fort. Toronto montre de belles choses par séquences au retour des vestiaires. Malgré l’écart qui reste stable en faveur des Bulls, on ne peut que se satisfaire de la réaction des Raptors. Mais Norman Powell est trop esseulé. Chris Boucher et Henry Ellenson se battent mais il manque trop de talent dans ce roster privé on le rappelle de Pascal Siakam, OG Anunoby et Pascal Siakam pour ne citer qu’eux. Chicago accélère en fin de match, les Raptors sont sans réponse et font le dos rond en attendant des jours meilleurs.

Toronto Raptors @ Detroit Pistons : 112-116

Ils sont de retour ! Fred VanVleet et Pascal Siakam retrouvent l’équipe après plus de 15 jours d’absence et on attend beaucoup de leur retour pour renverser la spirale infernale qui touche les Raptors. Le début de match est plutôt satisfaisant, même si on pourrait encore s’attendre à mieux. L’adresse longue distance des Pistons fait mal à Toronto qui s’accroche néanmoins grâce à une nouvelle performance XXL de Norman Powell. Dans le second quart-temps, les Raptors reviennent au score et commence à trouver une dynamique intéressante. Mais un bon temps mort de Dwayne Casey et revoilà Detroit qui prend de l’avance. Le retour des vestiaires est en faveur des Raptors qui infligent un 9-0 aux Pistons pour reprendre le lead. Mais Detroit ne tarde pas à se réveiller, et Toronto ne parvient pas à maintenir leur niveau son niveau de jeu. Le double contre de Chris Boucher qui se termine quand même en panier encaissé sur un rebond offensif est un signe fort du manque de la spirale négative dans laquelle sont englués les Raptors. Malgré l’agressivité de Siakam et la performance de mammouth de Norman Powell, Kyle Lowry et Fred VanVleet sont trop discrets pour aider leurs copains. Detroit repasse devant et aborde le dernier quart-temps avec une avance de sept points. Les Pistons poursuivent sur leur lancée et augmentent leur avance avant que les Raptors se relancent une fois encore pour se rapprocher. Revenus à seulement six unités à sept minutes du terme de la rencontre avec Siakam et Boucher et Baynes sur le parquet au même moment, Toronto veut vraiment inverser la tendance pour s’imposer. Chris Boucher qui se met à prendre des passages en force comme Kyle Lowry, Norman Powell qui enchaîne les paniers, on se dit que ça peut enfin sourire pour les Raptors. Malheureusement Toronto laisse encore trop de shoots ouverts à ses adversaires, qui ne se font pas prier pour les convertir. Ajoutez à cela les échecs sur la ligne à des moments cruciaux du genre cette possibilité de 3+1 pour revenir à -2 à trente secondes du buzzer) et vous aurez forcément du mal à vous imposer. Quand en plus, malgré votre bonne défense, le talent de Jerami Grant vous crucifie… bref, victoire Detroit.

Utah Jazz @ Toronto Raptors : 115-112

Avec OG Anunoby de retour, les Raptors sont enfin au complet au moment de recevoir le Jazz, toujours meilleur bilan de la ligue à ce moment-là, malgré une mauvaise période (4 défaites sur les 6 derniers matchs). Dès le début du match, on se rend compte ce qu’apporte OG aux Raptors. Défensivement, il est très polyvalent et permet de garder différents postes, et offensivement, il prend de plus en plus confiance. Toronto prend la tête dans le premier quart-temps, grâce à une défense relativement sérieuse, et une attaque plutôt efficace, à défaut d’être brillante. Le Jazz reste à portée certes, mais on aurait pu s’attendre à un scénario beaucoup plus favorable aux visiteurs. Mieux encore : quand Utah se rapproche, Toronto ne panique pas et accélère de nouveau pour se détacher. Mais le Jazz reste une équipe efficace et ne se laisse pas distancer longtemps. Ils passent un 12-0 pour finir le second quart-temps et rentrer aux vestiaires avec un petit point d’avance (merci le buzzer de VanVleet). La seconde mi-temps démarre également en faveur de Toronto notamment par Siakam qui redonne de l’avance aux siens. OG Anunoby sort un match de patron, comme s’il n’avait tout simplement pas été absent depuis quinze jours. Mais le Jazz tape là où ça fait mal : le rebond offensif, la provocation des lancers, et les points du banc. Toronto ne peut rivaliser et le Jazz repasse un run de 9-0 en début de quatrième quart-temps. Nick Nurse prend son temps mort, remobilise ses troupes, et renvoie tout le monde sur le parquet. Toronto recolle, reprend même le lead avant le money time. Puis Donovan Mitchell est sorti de son trou. Il enchaîne les and one et porte le Jazz jusqu’à avoir trois points d’avance à 3 secondes de la fin. Siakam pour la prolongation. Le ballon fait deux fois le tour du cercle avant de ressortir. Cruel.

Bilan de la saison : 17-24 – 11ème à l’Est

Compte rendu collectif :

Difficile de sortir les performances de certains joueurs dans ce contexte d’absence. Il faudra noter les très bonnes prestations de Norman Powell, qui a vraiment mis beaucoup en œuvre pour tenter de porter l’équipe. Si on peut regretter ses erreurs dans le money time à plusieurs erreurs, on ne pourra pas lui tomber dessus pour les mauvais résultats de l’équipe. Le retour au complet fait du bien, on l’a vu lors de la rencontre face au Jazz, que Toronto aurait parfaitement pu remporter. Il faut maintenant concrétiser ces retour par des victoires pour se relancer, et vite.

Calendrier à venir :

Toronto se déplace d’abord à Cleveland et Houston en back to back pour affronter deux équipes très en difficultés également. Les Raptors reviendront ensuite à Tampa pour recevoir trois grosses cylindrées de l’Ouest : les Nuggets d’abord, les Suns ensuite, les Blazer enfin. Il serait bon de s’imposer à Cleveland et Houston et espérer une surprise sur les trois derniers matchs pour commencer à inverser la tendance.   

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